Je m'étais promis de le mettre en ligne, alors le voici... j'ai pas beaucoup avancé, trop de travail, j'ai essayé de prendre en compte certains commentaires, certains me disaient y'a pas assez de description, d'autre qu'ils y en avaient trop, alor sj'ai essayé de faire un mixage des deux...
N'hésitez pas à me dire ce que vous en penser...
Prologue
1er Janvier 1980 – 19h27 – Angle rue d’Aubervilliers/boulevard de la Chapelle – Paris
En cette fin d’après-midi neigeuse, depuis maintenant quarante minutes, j’erre sur le trottoir, seul, dans ce pauvre quartier de paris où l’hiver à bel et bien pris place. Vêtu d’un manteau de laine et d’une salopette, je cherche du regard un repaire, une rue qui me serait familière.
Les rares passants, me remarques à peine, trop pressés de rentrer chez eux se réchauffer auprès de leurs proches
Il y a très peu de commerce ouvert, une boulangerie, une épicerie et une pharmacie. Tous les autres ont leur stores baissés qui sont seulement éclairés par les guirlandes électriques qui nous rappellent que nous sommes en période de fêtes.
Il y a encore quarante minutes, mon parrain, Hervé, un homme d’une cinquantaine d’année, au visage congestionné par une consommation excessif d’alcool, m’emmène chez moi après avoir dormi la vieille chez ma grand-mère.
Sur le chemin, Hervé ne m’adresse pas la parole et me tire par le bras. Il marche trop vite, je n’arrive pas à suivre sa cadence et il m’oblige à courir pour ne pas avoir mal au bras pendant qu’il me traine. Il fini par s'arrêter devant une pharmacie et j'y aperçois soudainement Georgette, ma belle-mère, qui achète des médicaments.
Georgette est une femme de corpulence assez forte, réunionnaise, déjà maman d’un petit garçon, Grégory. Elle ne m’a jamais témoigné le moindre geste de tendresse, d’affection ni d’intérêt…
Hervé me laisse dehors et entre pour discuter avec Georgette. Il en ressort sans un regard pour moi et s’en va sans se retourner.
Ma belle-mère en sort à son tour, et, sans se préoccuper de moi, s’éloigne d’un pas vif, et me laisse tout seul…
Je veux la suivre, mais elle marche bien trop vite…
Je fini par la perdre de vue, et je suis complètement paniqué à l’idée de me retrouvé tout seul au milieu de ces rues sombres avec ce froid qui me fais mal aux pieds et aux mains
Je vois enfin un banc sur lequel je m’assoie, le ventre vide, complètement perdu et en pleurs..
Une personne portant un képi sur la tête, apparait soudainement, me prend dans ses bras, tente de me rassurer et me fait monter à bord d’un fourgon.
Je me laisse faire, je ne réagi pas, je suis incapable d'esquisser le moindre geste, ni de dire la moindre chose.
Parler ? Je n’en ai jamais eu l’occasion, personne ne m’a jamais appris à dire le moindre mot, à part peut-être la télé qui fonctionne tous les jours chez moi.
J’ai peur, mon regard cherche désespérément quelque chose de rassurant, quelqu’un dont le visage m’est familier… mais je ne trouve rien d’autre que le regard de cet homme, ou de cette femme, je ne sais pas, je ne fait pas encore la différence.
Je remarque enfin tous les autres regards tournés vers moi qui me dévisagent, je les entends parler, mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils disent…
Pendant ce temps, le fourgon m’emmène je ne sais où…
La veille, je me souviens : des verres cassés, des assiettes brisées, des cris, un repas qui se termine bien vite et je ne comprend pas encore que le sujet de la violente dispute…
C’est moi..
J’ai 2 ans et demi…